La sclérose en plaques - Centre Médical Albert

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La sclérose en plaques

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La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurologique qui touche à la myéline des fibres nerveuses. C’est une maladie auto-immune. Des facteurs environnementaux et génétiques sont en cause mais l’origine n’est pas clairement établie. Les formes génétiques familiales représentent 15%.
Cette maladie touche les adultes entre 20 et 40 ans et essentiellement des femmes (60%). En France, 90 personnes sur 100.000 sont touchées par la SEP (les caucasiens sont plus touchés que les africains ou les asiatiques).
Cette maladie peut toucher toutes les parties myélinisées du système nerveux central, ce qui explique la diversité des signes et symptômes. Dans 60% des cas, le début de la sclérose en plaque est caractérisé par un seul symptôme (variable) : un problème moteur (40% des cas) qui peut aller d’une gêne ou lourdeur à une paralysie complète ; une névrite optique rétrobulbaire (33% des cas) - c’est une baisse de l’acuité visuelle en quelques heures ou quelques jours (souvent unilatérale) - ; un trouble sensitif (20% des cas) caractérisé par des picotements, un sentiment d’anesthésie, des douleurs, des décharges, des chauds-froids,… ; plus rarement une atteinte des nerfs crâniens, une atteinte cérébelleuse (syndrome pyramidal) ou un syndrome vestibulaire.
Après l’évolution de la maladie, toutes ses plaintes coexistent et handicapent la vie des patients. On note une difficulté à la marche voire plus de marche du tout, une difficulté dans l’exécution des mouvements, des troubles de déglutition ou de phonation, des troubles du sphincter urinaire, des troubles sexuels, de grosses fatigues, des douleurs chroniques, un nystagmus (mouvements involontaires de l’œil) et des troubles cognitifs.
Les troubles cognitifs sont de plusieurs types : on constate des difficultés de concentration et de mémoire récente (50% des cas). Lors d’une sclérose en plaque avancée, on peut constater une démence (5% des cas). Les patients atteints de cette maladie peuvent osciller entre euphorie (manie) et dépression.
Le suivi est d’une importance capitale. La maladie évolue sous forme de poussées (85% des cas) et on peut freiner celles-ci. On peut également aider à la récupération avec la rééducation ou prévenir les prochaines poussées. Au début de la maladie, les poussées régressent, mais au bout de quelques années celles-ci laissent des séquelles. Après 10 ans, les poussées sont souvent remplacées par une évolution continue et progressive.
Lors des poussées, des corticoïdes à hautes doses sont prescrits et permettent de récupérer plus vite. Une prise en charge multidisciplinaire est également nécessaire : kinésithérapie, rééducation fonctionnelle, soutien psychologique, soutien neuropsychologique, ergothérapie, soins infirmiers…


 
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