Les accidents vasculaires cérébraux - Centre Médical Albert

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Les accidents vasculaires cérébraux

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Qu’est-ce qu’un AVC ?
Un accident vasculaire cérébral peut être ischémique (dans 80% des cas) ou hémorragique (dans 20% des cas). Il peut être transitoire (ne durer que quelques heures et revenir à l’état normal) ou constitué (qui dure dans le temps avec des séquelles).
Un accident vasculaire ischémique est dû à l’occlusion d’une artère cérébrale. Le cerveau n’est plus alimenté, ou trop faiblement, en oxygène et glucose. Cette occlusion est provoquée soit par un athérome (accumulation de lipides, glucides, sang etc. dans les artères), soit par un caillot ou dans d’autres cas par une tumeur.
Un accident vasculaire hémorragique est causé par la rupture de vaisseaux sanguins et crée une hypertension intracrânienne (compression du cerveau dans la boîte crânienne). Les ruptures d’anévrisme (dilatation d’une paroi d’une artère formant une poche) sont les AVC hémorragiques les plus courants.
Les facteurs de risques des AVC
L’hypertension artérielle est le facteur principal de risque des accidents vasculaires cérébraux. Plus de 50% des AVC surviennent chez des patients avec une hypertension chronique.
D’autres facteurs jouent également mais dans une moindre mesure : le tabac, un taux de cholestérol élevé, le diabète, l’alcoolisme chronique, la migraine, la contraception orale (surtout en addition au tabac), l’obésité et l’absence d’activité physique.
L’âge est également un facteur de risque pour les accidents vasculaires cérébraux ischémiques (mais ne change rien pour les AVC hémorragiques).
Mortalité et morbidité
Chaque année, en Europe et aux Etats-Unis un individu sur six cents aura un accident vasculaire cérébral. C’est la troisième cause de décès.
On constate qu’après un accident vasculaire cérébral seulement  60% des personnes survivent plus d’un an. On note également une récidive d’accident vasculaire cérébral dans 30% des cas dans les cinq années qui suivent le premier AVC.
Après la phase aigue, qui dure de trois à six mois après l’accident vasculaire cérébral, on constate qu’un tiers des personnes ayant survécu devient dépendant, un tiers garde des séquelles mais conserve son indépendance et un tiers retrouve son état antérieur à l’accident.


Rééducation
Il y a une phase de récupération spontanée dans les premières semaines. Celle-ci peut être améliorée par un diagnostic précis des fonctions touchées lors de l’accident vasculaire cérébral et par des exercices permettant d’entraîner ces fonctions.
Le neuropsychologue intervient dans cette phase-là. Non seulement il prépare des exercices et fait des bilans évolutifs mais en plus il peut mettre des outils en place pour aider la personne dans son quotidien.
Voici quelques exemples :
Pour les personnes atteintes de trouble de la mémoire, un agenda peut être mis en place avec les activités quotidiennes, elles peuvent aussi y trouver les contacts importants (médical et privé), un récapitulatif des médicaments à prendre (semainier) ou un trajet qu’elles doivent emprunter régulièrement.
Pour les personnes atteintes de trouble du langage, on peut créer une farde reprenant quelques mots simples pour pouvoir interagir avec son entourage : oui, non, j’ai soif, j’ai faim, je dois me rendre aux toilettes, j’ai mal,…
Pour des personnes héminégligentes (trouble de l’attention touchant le plus souvent le demi-espace gauche) on peut envisager des fiches de lecture.
Au début de chaque ligne, un gros point rouge sert de repère et permet de savoir qu’il s’agit effectivement du début de la ligne.
Un bon suivi neuropsychologique est essentiel pour augmenter ses chances de récupération et un bon suivi médical est essentiel pour éviter les récidives.


Bibliographie :
Collège des Enseignants de Neurologie (2009). Neurologie (2è éd.). Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson.




 
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